"Cet été, j’ai vu une carte du monde qui montrait les pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre et ceux qui souffrent le plus du changement climatique . J’ai cru que c’était une copie de la carte coloniale." Ce sont globalement les populations jadis mises en esclavage ou colonisées par le Nord qui souffrent le plus aujourd’hui de la destruction de la planète. Pourtant, les souffrances, les catastrophes mais aussi les pensées et les luttes écologiques issues du Sud sont encore invisibilisées. C’est ce rapport à l’Autre qu’il faut d’urgence décoloniser pour penser l’écologie. Un exemple concret ? Considéré comme relevant de l’antiracisme, la liberté de circuler devrait pourtant être vu comme un indispensable de la lutte écologique, ne serait-ce que pour penser la survie des réfugié.e.s climatiques.